Évolution

Introduction

L’Évolution se déploie en spirales, en éclats d’époques, en ces fragments d’histoires humaines venues d’avant et d’ailleurs. Chaque poème de ce chapitre porte en lui la trace d’un monde qui fut, d’un monde qui aurait pu être, ou encore de notre monde qui cherche à renaître.

Tu traverseras les sentiers des samouraïs, où l’honneur frôle la violence et où la lumière tente de reprendre ses droits sur les ombres transmises par les anciens combats. Mais tu voyageras aussi bien plus loin, jusqu’aux rives tremblantes de l’Atlantide, où sommeille un savoir englouti et jusqu’aux prémices des temples d’Égypte, où les dieux ont sculptés les hommes pour mieux les inviter à se sculpter eux-mêmes.

Dans cette traversée, une époque devient un miroir tendu à la nôtre. Chaque civilisation disparue souffle à notre oreille ce qu’elle n’a jamais eu le temps d’achever. Chaque héros oublié, chaque être en lutte avec sa propre noirceur, nous rappelle que l’élévation n’est rien d’autre qu’un retour vers un équilibre que nous portons déjà.

Voilà un voyage à travers le progrès de ces cultures et leurs fantômes afin de nous rappeler que rien ne disparaît vraiment, tant qu’en nous, demeure la volonté éternelle de transformer la violence en voie, l’errance en sagesse, le vulgaire en précieux et le plomb en or.

Acte I.

Tu n’as qu’à te fier au vent et il te guidera sur le bon chemin,
Car le Samouraï s’arme et fait couler les larmes,
Alors qu’il espère que la crainte ne sera pas sa fin,
Mais il ne passera pas à travers les mailles de ce bétail,
Celui-là est éphémère et cache en son sein un surin,
Lui aurait dû faire en sorte qu’il crame sans laisser le moindre sésame,
Car il erre en nos terres depuis un temps bien lointain,
Il devrait se taire et s’enfuir dans sa grotte infâme,
Afin de laisser place à sa lumière,
Et de remplacer le savoir secret qu’il avait pour tuer,
En l’utilisant au promouvoir de la Terre,
Répandant ainsi l’origine de la féminité,
L’Intelligence digne et fière,
De pouvoir enfin guider l’humanité vers le bon côté,
Celui où la démence est soignée,
Par l’impétuosité de la transcendance,
Qui fera de lui,
Un être à la morale n’appartient plus à cet assassin de la véhémence,
Mais à son nouveau fruit,
Celui dont la banalité et son importance,
Aurait du exister en vos sens et non au fond d’un puits.

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Les Shinobis,
Les ninjas des temps anciens,
Eux avaient lié leurs vérités à la barbarie,
En passant par les cinq éléments, puis à tuer impunément,
Leurs écrits pour le premier récit de la stratégie,
Il fut rédigé six cents ans avec Jésus-Christ,
Ils ont fait preuve de parcimonie,
Lors de cette propagande réfléchie,
Celle de contaminer les autres,
Par un savoir lumineux,
Qui encore aujourd’hui,
Est incompris pour les pernicieux,
Ils sont les pères des assassins pieux,
Comme Myamoto Musashi,
Les temporalités des guerres ont forgé en eux,
Noblesse et loyauté dans les intempéries,
Afin d’enlever la vie des plus odieux,
Par l’audace et la force de ces esprits,
Je vous fait ainsi l’invitation,
À lire « Shôninkì »,
Puis de tenter de saisir sa signification,
De par leurs partitions à toute conviction.

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Myamoto Musashi,
Ce guerrier légendaire,
Qui ne s’est jamais servi du tranchant d’une lame,
Mais qui a préféré assommer ces âmes,
Pour un envol vers l’univers moins rudimentaire,
Lui et sa conception étaient déjà,
En avance sur cette période meurtrière,
Par le simple fait de ses défenses en bois,
Et il n’aurait perdu aucun combat,
Hormis contre un semblable,
Qui avait aussi des bokkens faits de chênes,
Dans le déferlement des chaînes malléable,
Il a été vaincu,
Pour la toute première fois,
Malgré un esprit jamais éperdu,
Et une intelligence de premier choix,
Il est possible de vaciller vers l’incertitude,
D’une défaite créant ce verrou,
D’un vers où diriger son tout,
Une unique solitude,
Qu’il s’en ira étudier durant cinq ans,
En cette dernière retraite,
Pour élucider le questionnement sur la fin de son temps,
Et de traduire ses pensées en deux livres qui prendront perpète,
Afin d’apporter réponse à la question,
Que faisons-nous dans les bas-fonds du Sion ?

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L’Égypte et sa Philosophie,
Celle de leurs campagnes et de leurs compagnes,
La crypte de leurs connaissances n’est plus définie ici,
La hargne viscérale a fait du présent,
Le sens contraire de se sentir érudit,
Alors dans la nostalgie de l’ère égyptienne et son courant,
J’entame ce monologue afin de vous offrir cette énergie,
Puisé dans la tragédie d’aujourd’hui comparée à l’auparavant,
Voici le prologue des vents passants de ces pharaons,
Ils sont arrivés en ces terres comme des Dieux,
Développant une nouvelle drogue avec son addiction,
Celle d’évoluer en ce désert qui capte mieux les Cieux,
Afin que spontanément, le Ciel et son Homologue arrivent à la conclusion,
Que l’atmosphère de l’univers et de ses précieux,
Ont enfin atterri sur le globe de l’intuition,
C’est là-bas, ici même que la réalité a dépassé la fiction,
Dans le paradigme de l’alchimie à l’adoration,
Créant l’engouement de cette énigme et son admiration,
À l’achèvement de la grâce du prisme de la révolution,
Qui a mené notre idolâtrie au mysticisme de cette ascension,
Vers la pulsion d’exister à la fantaisie que tout peut arriver,
Même la communication de notre vivant avec l’universel Amour,
Car je crois que nos cœurs et leurs charités,
Sont encore capables d’atteindre la liaison passionnelle du depuis toujours,
J’y étais, j’y suis et j’irai contre vents et marrées,
D’avoir la foi à ce dont mes heures soient accompagnées de la Piété.

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